Road Trip dans les montagnes du Pays-Basque

 – randonnées, spéléo, campings et nature –

🗺️ Informations techniques

Ces informations ainsi que les tracés sont donnés à titre indicatif. Nous vous déconseillons de les utiliser tels quels ! Préférez vous référer à une carte de randonnée pour préparer votre voyage.

Jour Date Rando Durée Lien
3 16/05 Sortie spéléo « les Grandes Salles » 9h (9h -> 18h)

https://laverna.fr/fr/aventures-speleo/grandes-courses/les-grandes-salles

4 17/05 Sortie spéléo « Arphidia » 6h (13h -> 19h)

https://laverna.fr/fr/aventures-speleo/aventures-sportives/arphidia

5 18/05 Ravin d’Arphidia
Passerelle d’Holtzarte en A/R
2h
2h

https://gb-rando.blogspot.com/2019/08/ste-engrace-8-la-verna-par-arpidia.html

https://www.topopyrenees.com/randonnee-passerelle-dholzarte-600m/

dessin myosotis

Cette aventure toute particulière, nous l’avons partagé à neuf.

9 joyeux lurons, venus de toute la France ou presque, qui se sont d’abord rencontrés dans les souterrains étroits et humides mais toujours chaleureux de la région parisienne.

Les années ont passés, les vies se sont éclatées. Paris, Rennes, Perpignan, Toulouse, Brest, … Mais l’amitié reste. Et une fascination commune soude, celle de l’exploration, de l’aventure.

 

Jour 1 – Jeudi 14 mai

De chez nous dans les Pyrénées Orientales, il faut longer toute la chaîne des Pyrénées pour se rendre jusqu’au Pays-Basque. On remonte de Perpignan à Narbonne avec le Canigou à l’ouest, puis direction Toulouse, et enfin Pau, la porte d’entrée sur les Pyrénées Basques.

Cette épopée dans laquelle nous nous lançons est étroitement liée à une autre, qui a commencé dans la même voiture, sur le même chemin pour le Pays-Basque, un an auparavant.

Nos péregrinations nous avait alors emmenées jusque dans les sous-sols calcaires du pays de la Soule pour explorer la grande salle de La Verna et faire un tour le long de sa rivière souterraine jusqu’à la salle Adélie. En sortant, les yeux pleins d’étoiles, de cailloux, et le téléphone débordant de photos, nous en avons bien sur parlé à nos amis des souterrains.

L’idée émerge alors rapidement. Nous allons revenir tous ensemble pour faire une expédition à la Verna ! La machine est lancée. Le temps passe. La date est fixée en mai de l’année prochaine sur un pont, la vie d’adulte et les contraintes obligent. Les plus libres viendront 6 jours et les autres 4. En comptant les temps de trajets jusque dans le fin fond du Pays-Basque, ça laisse seulement 2 jours complets. 

Deux jours, deux descentes. Le programme devient ambitieux. Les esprits s’échauffent, du fin fond de notre canapé. Sauront nous tenir la cadence ? On a envie d’y croire. Pas forcément tous très sportifs, mais motivés.

En grand chef d’orchestre, je fais les réservations de gîte, des sorties, les mois passent et je m’attelle au planning, aux menus, aux prévisions de courses, pour satisfaire les exigences culinaires volontaires et involontaires de tous. Le but étant qu’une fois arrivés sur place, on puisse se consacrer un maximum à la spéléologie et à passer du temps agréable entre nous.

Et nous voilà déjà en mai. Notre grande aventure est là.

dessin myosotis

Nous voilà donc à longer la chaîne des Pyrénées. C’est un voyage presque spirituel, de faire en 4h ce que Flo et moi avons mis 2 mois à traverser à pieds. La route est calme, il n’y a pas grand monde. Le soleil est hésitant, en cette fin du mois de mai. Les prévisions pour la semaine sont plutôt pessimistes : de la pluie, du froid, un rayon de soleil le dernier jour. Heureusement qu’on vient pour de la randonnée souterraine.

Nous retrouvons le reste du groupe 1 à la gare de Pau, fraîchement débarqués de Paris. Il est midi. Nous avons des courses à faire et un bon bout de route jusqu’aux chalets d’Iraty où nous attends notre gîte pour la semaine, pas de temps à perdre !

Nous nous débarrassons de cette corvée fastidieuse de courses en un peu moins de deux heures, grâce à notre plan bien rodé issu des stages des glénans : à savoir, prévoir les menus à l’avance, et faire la liste stricte des ingrédients avec les recettes, pour le nombre de personnes données. Plus quelques fioritures pour le petit déj, le goûter et l’apéro, et nous voilà équipés pour la semaine.

Nous nous entassons difficilement à 4 dans notre petite voiture, avec les bagages et les courses, grâce aux talents de tetris de Flo et une certaine souplesse dans les jambes de nos passagers. Nous zigzaguons et grimpons jusqu’au fond du pays de la Soule. Le mercure baisse à vue d’œil, et il fait sacrément frais quand on arrive à 1400m d’altitude. Avec de la pluie, comme prévu.

Une fois les clés du chalet récupérées, nous nous attelons à allumer un bon feu dans la cheminée, non sans mal car j’ai pas du tout pensé à prendre d’allume-feu ! D’un côté, ça s’active à faire du petit bois sous la pluie, de l’autre on prépare notre premier repas.

Nous dégustons nos tagliatelles carbonara, le dos agréablement réchauffé par le poêle. Le chalet prévu pour 10 personnes sonne étrangement creux, l’air a un petit goût d’incomplet. Il manque quelque chose, ou plutôt quelques uns…

 

Jour 2 – Vendredi 15 mai

A 9h du matin, le gîte est toujours plongé dans le calme.  Je me lève discrètement pour aller aux toilettes. En passant devant la fenêtre du salon, je jette un coup d’œil derrière les rideaux et là, surprise !

Une épais tapis de blanc recouvre la voiture, la table de pique-nique, les arbres, les bâtiments, et au bout de la route on voit passer la déneigeuse à toute vitesse, poussant une vraie muraille de neige. Il y a bien 15 centimètres !

illustration myosotis et aster

– Fin du voyage –

Merci d’avoir suivi cette aventure avec nous ! ❤️

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